Quelles tendances pour le marché immobilier ancien sur le 1er trimestre 2016?

29 mars 2016
Quelles tendances pour le marché immobilier ancien sur le 1er trimestre 2016?

Grâce aux bons résultats de la fin 2015, les professionnels de l'immobilier sont très optimistes concernant 2016 : les chiffres de la reprise sont là.

Bilan de l'année 2015 pour  le marché immobilier ancien.

Sur le dernier trimestre 2015,  les prix des logements anciens ont connu une augmentation de 0.5% par rapport au trimestre précédent (selon l'indice Notaires-Insee publié jeudi 25 février 2016). Sur l'ensemble de l'année 2015, le volume des transactions a également connu une reprise vigoureuse avec une progression de 16,2 % (chiffres Century 21). Une telle évolution positive à deux chiffres ne s'était pas produite depuis 2010 !

Réveillés au printemps 2015, les acheteurs ont profité d'un climat gouvernemental propice, et sont restés actifs, sans le relâchement habituel et attendu de fin d'année. Cette bonne nouvelle a permis au marché de conserver un certain dynamisme qui s'est prolongé sur  l'entrée en 2016. Ce phénomène s'appuie  sur des conditions de crédit attractives, les taux ayant baissé depuis janvier dernier.
En effet, depuis janvier 2016, l'activité progresse rapidement avec + 10,5% en niveau trimestriel (contre +0.1% il y a un an), alors que les prix des logements anciens sont globalement supérieurs de 1,8%  à ceux de janvier 2015.

De plus, traditionnellement, les mois d'hiver sont les plus calmes de l'année : entre janvier et le pic des signatures de compromis de juillet, l'écart d'activité est de l'ordre de 50%. Une telle vivacité du marché ne se constate que pendant l'été habituellement ! Depuis 2008, le pouvoir d'achat immobilier n'a jamais été aussi élevé : la combinaison d'une baisse cumulée de 5 % des prix depuis le pic de 2011, avec des taux de crédit toujours faibles, a créé le terrain favorable à cette reprise. En nette progression de 10.9%, le marché retrouve donc progressivement le dynamise perdu ces dernières années.

Le PTZ 2016, moteur pour les primo-accédant

Dynamisé par de nouvelles mesures gouvernementales telles que le nouveau Prêt à Taux Zéro aux conditions élargies, le marché de l'ancien reste confiant. Depuis le 1er janvier 2016, Le PTZ n'est pas seulement réservé à une acquisition immobilière dans le neuf, mais il permet aussi de financer certains biens anciens, sous conditions de travaux, partout en France.  Il remplace ainsi le Prêt à taux zéro rural dans l'ancien qui ne concernait en 2015 que 5.920 communes. Ce PTZ 2016 finance jusqu'à 40 % du bien à condition d'y réaliser 40 % de travaux et concerne en particulier les primo-accédants. Assurément une bonne nouvelle pour tous ceux qui achètent leur première résidence principale, mais aussi pour les professionnels du bâtiment qui comptent sur cette mesure pour relancer la construction. Ainsi, et malgré les incertitudes économiques et fiscales liées à la conjoncture, l'année 2016, sera sans doute celle de la primo-accession.  

Le PTZ rencontre d'ailleurs un vif succès : selon le courtier Vousfinancer.com, "une centaine de demandes de crédit incluant un prêt à taux zéro, dont un quart pour des acquisitions dans l'ancien" ont été effectuées sur la plateforme depuis la mise en place de la réforme. Cette performance est trois fois supérieure à celle de janvier 2015 avec l'ancien dispositif !  

Focus sur le marché de l'ancien en Ile de France

A l'instar du marché immobilier national, le marché francilien ancien montre un certain dynamisme en 2015 : au niveau des prix en légère baisse (-1% en un an) ou de leurs volumes, avec 151 570 logements anciens vendus dans la région, avec 17 % de hausse. Par ailleurs, en 2016 une reprise dans l'ancien dans tous les départements de l'Ile-de-France, est observée sauf en Seine-Saint-Denis et les prix, caractérisés par une certaine stabilité, ne devraient pas subir l'augmentation importante au cours de l'année 2016. En effet, à Paris même, et malgré quelques variations en fonction des quartiers, les prix stagnent.

Soumis à des loyers élevés ; l'achat représente une porte de sortie pour les Franciliens : les acquéreurs font confiance à la stabilité des prix du marché ancien. Et ce, même si Paris et les Hauts-de-Seine, avec respectivement 8.118 €/m² et 5.367 €/m², sont les deux départements les plus chers de France. Au vu des chiffres de 2016, la Chambre des notaires d'Ile-de-France est d'ailleurs résolument optimiste quant à la santé du marché immobilier ancien.

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